5,2 sur 10 : c'est la note que les salariés attribuent à leur moral en avril 2026. Il est au plus bas depuis la création de l'Indice UNSA.
Si leur travail leur semble utile, les salariés sont démoralisés par des perspectives de carrière jugées réduites, des salaires trop faibles et une porosité accrue du professionnel dans la vie personnelle.
Un moral en berne malgré un sens du travail toujours présent
Le sentiment d'utilité du travail reste élevé (7,0/10). Mais les perspectives de carrière (3,9/10), la perception de l'avenir du métier (4,7/10) et la satisfaction salariale figurent parmi les points les plus critiques.
L'ère du travail permanent ?
Les frontières entre temps de travail et vie privée s'estompent :
• 60 % des salariés déclarent avoir déjà été contactés en dehors de leurs horaires de travail
• 45 % consultent leurs messages professionnels « toujours ou souvent » hors temps de travail
• Cette proportion atteint 57 % chez les jeunes actifs et plus de 60 % chez les cadres supérieurs.
Le travail en dehors des horaires prévus devient une réalité quotidienne : seuls 29 % des salariés déclarent ne jamais travailler en dehors de leur temps de travail, tandis que 26 % y consacrent entre 1 et 3 heures par semaine, et 16 % plus de 5 heures.
Un impact psychologique réel
Face aux sollicitations hors horaires de travail, les réactions varient :
• 54 % ressentent de l'indifférence
• 27 % du stress
• 15 % de la culpabilité
Ces effets sont encore plus marqués chez les 25-34 ans, avec 35 % subissant du stress et 17% connaissant de la culpabilité.
L'UNSA appelle à une action urgente
Face à ces constats, l'UNSA alerte sur la nécessité d'agir rapidement pour mieux encadrer les pratiques professionnelles et préserver la santé des salariés.
Elle rappelle que le droit à la déconnexion est essentiel pour préserver la santé des salariés et l'équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle. Le droit à la déconnexion doit reposer sur la confiance et une évolution des pratiques managériales.


